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La PPI se concrétise enfin avec un appel d’offres PV de 3 GW sur 3 ans !

Initialement dévoilé en novembre 2015 pour un démarrage en 2016 (voir notre article), le calendrier d’appel d’offres pour l’énergie solaire est enfin sur les rails. La ministre en charge de l’énergie Ségolène Royal a ainsi lancé le 24 août dernier l’appel d’offres pour des centrales photovoltaïques au sol bénéficiant pour la première fois du complément de rémunération* prévu par les décrets des 28 et 30 mai 2016 en application de la loi sur la transition énergétique. Comme annoncé, l’AO affiche un volume total de 3 GW pour six périodes de candidature de 500 MW chacune. La première échéance est fixée au 1er février 2017 et la dernière au 3 juin 2019.

Publié au supplément du Journal officiel de l’Union européenne dès le 3 août, l’appel d’offres n’est apparu sur le site de la Commission de régulation de l’énergie que le 24 août avec son cahier des charges validé. Le calendrier initial, présenté avec un possible lancement dès le second trimestre 2016, est obsolète (voir notre article) : la première période de candidature s’étale du 9 janvier au 1er février 2017.

Les projets peuvent démarrer à partir de 500 kWc. La puissance maximale a été portée, elle, de 12 à 17 MWc.

L’appel d’offres porte sur trois types de centrales photovoltaïques :
Famille 1 : Installations photovoltaïques de puissance supérieure à 5 MWc et inférieure ou égale à 17 MWc (volume par période de candidature : 300 MW)
Famille 2 : Installations photovoltaïques (ou autre installation de production d’électricité à partir de l’énergie solaire) de puissance supérieure à 500 kWc et inférieure ou égale à 5 MWc (volume par période de candidature : 135 MW)
Famille 3 : Ombrières photovoltaïques de parking de puissance supérieure à 500 kWc et inférieure ou égale à 10 MWc (volume par période de candidature : 65 MW)

Les projets seront sélectionnés en fonction de leur compétitivité économique, ainsi que sur leur sobriété en carbone et la pertinence de leur terrain d’implantation afin d’assurer un haut niveau d’exigence environnementale. Afin d’encourager la participation des citoyens et des territoires aux projets solaires, les projets financés selon des modes « participatifs » pourront bénéficier d’une majoration tarifaire. Selon la période de candidature et les familles d’installations, les projets seront essentiellement notés sur le prix du kWh (pour 65 à 70%) et l’impact carbone (18 à 30%). La pertinence environnementale entre en ligne de compte pour 9% pour les deux premières familles.

Pour les détails du traitement des dossiers par la CRE, consulter le cahier des charges

CGDD-260816

Le parc photovoltaïque français au 30 juin 2016

Rappelons que les objectifs annoncés dans la programmation pluriannuelle de l’énergie visent à tripler le parc solaire photovoltaïque français d’ici 2023, pour atteindre une puissance de 18,2 à 20,2 MW. A fin juin 2016, le parc PV français s’établissait à 6911 MW (chiffre provisoire) selon le tableau de bord publié fin août par le CGDD.

*En plus des revenus générés par la vente directe de l’électricité sur le marché, les producteurs recevront une prime annuelle assurant un niveau de revenus censé couvrir les investissements.

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