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PPE : le calendrier d’appels d’offres prévoit 4350 MW de PV d’ici 2019

La ministre en charge de l’énergie Ségolène Royal vient de publier les premiers éléments de la future programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), avec un calendrier d’appels d’offres de 2016 à début 2019, qui prévoit notamment un volume de 3 GW d’installations photovoltaïques au sol et de 1,35 GW en toiture de bâtiments. En terme de sources raccordées pour l’éolien terrestre et le solaire, les objectifs s’affichent à 24 GW en 2018 et de 36 à 43 GW en 2023, mais sans aucune répartition entre ces deux sources d’énergie.

MeddeAO_PV2019-131115Les appels d’offres seraient lancés pour trois ans au premier trimestre de l’an prochain, avec notamment un volume cible de 800 MW en 2016 puis 1450 MW en 2017 et autant en 2018. Le calendrier affiche six périodes de candidature pour un volume de 500 MW à chaque fois pour les centrales photovoltaïques au sol, et neuf périodes de 150 MW pour les toitures photovoltaïques sur bâtiments.« Ces appels d’offres pour les installations photovoltaïques devraient assurer un déploiement régulier et soutenable des énergies renouvelables », est-il précisé dans le document. La procédure des appels d’offres serait en outre réformée afin de réduire de 6 à 8 mois les délais de lancement et de traitement.

Rappelons que deux appels d’offres PV sont actuellement en cours de procédure, l’un pour des installations sur bâtiment entre 100 et 250 kWc lancé en mars 2015 et l’autre pour des installations au-delà de 250 kWc sur très grandes toitures et au sol lancé en novembre 2014. Pour ces deux appels d’offres, des lauréats devraient être annoncés avant la fin de ce mois de novembre.

Par ailleurs, le décret concernant les nouveaux modes de soutien aux énergies renouvelables, dont le complément de rémunération pour les grands projets, a été finalisé et notifié à la commission européenne. Le complément de rémunération est une prime versée en complément de la vente sur le marché de l’électricité produite, censée couvrir les coûts d’une installation tout en assurant une rentabilité normale. Il devrait favoriser l’intégration des énergies renouvelables sur le marché de l’électricité. Le mécanisme des tarifs d’obligation d’achat restera en place pour les petits projets. Enfin, le seuil de 12MW au dessus duquel les installations de production d’électricité renouvelable ne peuvent pas bénéficier de l’obligation d’achat ou du complément de rémunération sera supprimé.

Les objectifs à l’horizon 2018 et 2019-2023 : réactions

La ministre estime que le calendrier d’appels d’offres détaillé filière par filière pour les trois premières années de la PPE est cohérent avec les objectifs fixés à l’horizon 2018 et au-delà de la loi pour la transition énergétique. Une première série d’objectifs et d’orientations de la PPE serait en effet soumis à la consultation des parties prenantes lors d’un comité de suivi le 19 novembre prochain. Pour l’éolien terrestre et le solaire, la puissance cible vise 24 GW en 2018 et de 36 à 43 GW en 2023, mais sans aucune répartition entre ces deux sources d’énergie. Pour en savoir plus notamment sur les autres filières, cliquer ici

Pour Enerplan, les mesures concrètes de la loi sur la transition énergétique relatives aux énergies renouvelables annoncées pour l’énergie solaire photovoltaïque et thermique vont dans le bon sens et donnent le cadre nécessaire aux professionnels pour le développement de la filière. « Ces mesures reprennent en grande partie nos propositions et nous saluons l’écoute et le travail du ministère … sous réserve du respect du calendrier annoncé. Nous pouvons simplement regretter qu’il n’y soit pas fait mention de mesures relatives à l’autoconsommation, alors qu’il s’agit d’un sujet incontournable », souligne Enerplan. Quant au projet de PPE, le syndicat reste prudent. S’il considère que « l’objectif 2018 pour le photovoltaïque est réaliste, et que les annonces paraissent compatibles avec cet objectif », il estime que les tendances pour 2023 doivent être discutées et clarifiées. « L’interdépendance prévue des objectifs du photovoltaïque et de l’éolien, sans donner les clés d’un arbitrage futur, suscite beaucoup d’interrogations et d’incertitudes. Ce sentiment est accentué par la présence, pour le photovoltaïque, d’une hypothèse basse qui supposerait une chute de l’activité photovoltaïque annuelle pour la période 2018-2023, par rapport à la période précédente », souligne-t-il. Enerplan attend des objectifs revus à la hausse pour la période 2018-2023, ainsi que des règles d’arbitrage de la répartition entre les différentes sources d’énergie renouvelables.

Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a salué, lui, « la visibilité offerte aux filières renouvelables par ce calendrier et par le projet de PPE. A l’horizon 2023, le projet de PPE prévoit notamment un triplement des capacités installées pour le solaire et l’éolien terrestre. Jean-Louis Bal, président du SER, voit en ce projet de PPE « une très bonne base de travail qui répond aux attentes des professionnels avec une visibilité des marchés à court et moyen terme. »

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