Engie lance la construction de son premier parc solaire avec batteries co-localisées en France
Engie a engagé en septembre la construction du parc du Buisson, sur le site d’une ancienne carrière à Saint-Jean-Froidmentel (Loir-et-Cher). Premier projet co-localisé du groupe en France, il associera une centrale photovoltaïque de 29,8 MWc à un système de stockage par batteries de 8,8 MW / 20 MWh, pour une mise en service prévue en décembre 2027.
La centrale et les batteries sont implantées sur une même emprise, développées de façon coordonnée, et mutualisent une partie de leurs infrastructures. Elles partagent notamment un raccordement d’environ 11 kilomètres jusqu’au poste source. Cette mutualisation limite les demandes de raccordement, réduit les coûts associés et améliore la pertinence économique des deux installations, fait valoir le groupe.
Les travaux ont débuté par les terrassements et la création des pistes. Ils se poursuivront avec les fondations, la pose des structures et des modules, puis l’installation des conteneurs de batteries et des équipements électriques. Le raccordement au réseau public est prévu à l’été 2027.
Le parc de 23 hectares accueillera près de 46 000 panneaux et quatre conteneurs de batteries. Sa production annuelle représentera l’équivalent de la consommation d’environ 15 500 personnes. Le stockage pourra restituer une puissance de 8,8 MW pendant plus de deux heures, ce qui permettra de décaler dans le temps l’utilisation de l’électricité produite vers les moments où elle est la plus utile au réseau.
« En associant production renouvelable et stockage lorsque les conditions techniques s’y prêtent, nous développons des solutions flexibles, capables de répondre aux besoins croissants de pilotabilité et d’équilibrage du réseau », déclare Marion Chotard, directrice développement Engie Renouvelables et Batteries France.
Le premier stockage par batteries du Loir-et-Cher
Pour ce premier projet de stockage par batteries dans le département, Engie a travaillé avec le service départemental d’incendie et de secours (SDIS), la direction départementale des territoires (DDT) et les services instructeurs. Ces échanges ont servi à définir les distances entre les équipements, à intégrer des dispositifs de sécurité complémentaires et à prendre en compte les recommandations des secours.
Les retombées fiscales sont estimées à 122 000 euros par an pour les collectivités. La commune bénéficiera en outre d’une enveloppe de près de 90 000 euros dans le cadre du dispositif « Bon énergie » d’Engie, qu’elle consacrera à des projets communaux liés à la transition énergétique.
Le groupe revendique 10,7 GW de capacités de stockage en exploitation et en construction dans le monde au 30 juin 2026, batteries et stations de pompage-turbinage confondues. Il vise un portefeuille mondial de 95 GW d’actifs renouvelables et de stockage d’ici 2030.
En France, les activités renouvelables et batteries d’Engie couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur, du développement au démantèlement et au renouvellement des installations, et associent aux capacités de production des solutions de stockage par batteries. Avec plus de 2500 collaborateurs dans le pays, le groupe disposait fin 2025 de 9,6 GW de capacités renouvelables électriques et de stockage installées en France. En 2025, il y a produit l’équivalent de la consommation électrique résidentielle de plus de 10 millions de Français.













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