Sélectionner une page

Le soutien aux EnR électriques devrait descendre à entre 3,3 et 4,4 milliards d’euros en 2035

Le soutien aux EnR électriques devrait descendre à entre 3,3 et 4,4 milliards d’euros en 2035

La Direction générale du Trésor vient de publier une étude qui montre que le coût du soutien des finances publiques aux énergies renouvelables devrait encore augmenter jusqu’en 2027 à près de 7 milliards d’euros, avant de reculer d’année en année par la suite. En 2035, dans un scénario de prix médian, le coût annuel du soutien aux énergies renouvelables électriques devrait correspondre pour 2,1 Md€2024 aux contrats passés avant fin 2024, et pour 1,2 à 2,3 Md€2024 aux contrats relatifs aux scénarios de planification (solaire, éolien terrestre, …).

Le développement des énergies renouvelables électriques est essentiel à l’électrification des usages et à l’atteinte des objectifs de transition écologique de la France, souligne l’étude. La forte baisse de leurs coûts de production ces dernières années a renforcé leur compétitivité, sans pour autant supprimer le besoin de soutien public. Cette étude compare les politiques actuelles de soutien et indique une baisse à venir du coût unitaire du soutien public en France.

Les énergies renouvelables électriques (EnR), mobilisées en complément de l’énergie nucléaire, contribuent à l’atteinte des objectifs de transition énergétique. Celle-ci passe en effet par l’électrification massive des usages dans le transport, le bâtiment et l’industrie. Les EnR permettent également de réduire notre dépendance aux énergies fossiles, largement importées, et, partant, de renforcer notre souveraineté énergétique.

La compétitivité des projets de développement des énergies renouvelables électriques dépend des filières (photovoltaïque, éolien terrestre, éolien en mer, …) et du rapport entre leurs coûts et les prix de marché de l’électricité. En 2025, les prix de marché constatés en France sont plus faibles que dans la plupart des pays voisins. Si les coûts des énergies renouvelables électriques ont connu une forte baisse ces dernières années, ils n’ont pas encore atteint le niveau moyen des prix de marché actuels en France. Ainsi, le développement de ces filières nécessite encore du soutien public.

Le soutien aux énergies renouvelables vise à améliorer la rentabilité des investissements, son coût augmente (diminue) quand les prix de marché de l’électricité baissent (augmentent). L’augmentation du volume d’énergies renouvelables électriques soutenues exposera mécaniquement davantage les finances publiques aux variations des prix de marché. En conséquence, le soutien aux énergies renouvelables a été amené à évoluer, notamment en transférant davantage de risques portés par l’État vers les producteurs.

D’ici 2035, le coût du soutien restera dominé par celui des contrats conclus avant fin 2024

Jusqu’à l’horizon 2035, le coût annuel du soutien aux énergies renouvelables électriques restera dominé par celui des contrats conclus avant fin 2024, (cf. illustration). Grâce à la baisse des coûts de production des technologies renouvelables, le soutien unitaire pour les nouvelles installations sera plus faible que pour les installations existantes. Ainsi, en moyenne, pour les filières du solaire et de l’éolien, le coût complet de production des installations soutenues devrait être d’environ 80 €2024/MWh en 2035, contre 120 €2024/MWh aujourd’hui, ce qui se traduira par une baisse mécanique du coût du soutien public par MWh produit.

Ces estimations correspondent à un scénario de prix médian, avec un prix de marché stable, de 70 €2024. En 2035, dans un scénario de prix médian, le coût annuel du soutien aux énergies renouvelables électriques devrait correspondre pour 2,1 Md€2024 aux contrats passés avant fin 2024, et pour 1,2 à 2,3 Md€2024 aux contrats relatifs aux scénarios de planification (solaire, éolien terrestre, …).

Télécharger l’étude complète

ALLEZ A L'ESSENTIEL !

Recevez notre newsletter par email  

You have Successfully Subscribed!

Pin It on Pinterest

Share This