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Cap Vert Energie mise sur l’international pour décupler sa production EnR

Le producteur français d’énergies renouvelables Cap Vert Energie, présent sur les marchés du photovoltaïque et du biogaz en France, met le cap sur le Chili, les États-Unis, l’Afrique … avec l’ambition de multiplier sa production par 10 dans les 5 prochaines années, à 820 MWc dont 357 MWc dans le solaire. Ainsi, trois centrales photovoltaïques au sol actuellement en construction entreront en activité dès juin 2017 au Chili, une offre B to B est lancée en Afrique, et 7 MWc de PV devraient être en construction ou en opération à la fin de l’année 2017 aux États-Unis.

Pour sa croissance, Cap Vert Energie s’appuie sur ses fondamentaux : un savoir-faire industriel, des partenaires financiers et industriels solides, et sa vision de producteur indépendant d’énergies renouvelables engagé dans une démarche de vente directe de l’énergie sur le marché B to B aux entreprises et collectivités. « En 5 ans, nous souhaitons multiplier par 10 nos capacités de production pour atteindre près de 820 MWc de puissance installée et en construction, dont plus de 50 % à l’international », annonce Pierre de Froidefond, cofondateur de Cap Vert Energie*. Le choix des implantations dans les états de New-York et du Massachusetts aux États-Unis ainsi qu’au Chili, et celui de la prospection vers l’Afrique depuis son siège de Marseille, sont le fruit d’études de marché, d’analyses des politiques publiques et des conditions climatiques locales. « Le Chili par exemple bénéfice d’un ensoleillement idéal (environ 3400 kWh/m2/an), d’un modèle de vente directe de l’énergie et d’un marché libre de subventions. Cela correspond tout à fait à notre vision stratégique du développement des énergies renouvelables », explique Pierre de Froidefond. Pour plus d’autonomie, Cap Vert Energie a fait le choix de fédérer en interne les compétences et l’ingénierie nécessaires au développement de ses projets.

Le Chili est un pays pionnier pour des modèles de vente de l’électricité solaire sur son marché national de l’énergie, où elle apparaît compétitive sans subvention. Le groupe Cap Vert Energie s’est établi au Chili avec sa filiale CVE Chile en ciblant le marché des unités de production décentralisées, dans la région de Santiago du Chili. Opérationnelle en novembre 2016, la filiale chilienne a depuis initié trois projets de centrales photovoltaïques au sol autour de la capitale : Quinta Solar (3,6 MWc), San Fransisco Solar (3,6 MWc) et Valle de la Luna II (3,3 MWc). Avec un investissement prévu de l’ordre de 45 millions d’euros en 2017, l’objectif en termes de développement est d’atteindre une puissance en exploitation de 33 MWc fin de l’année prochaine, puis 130 MWc en 2020 et 200 MWc en 2022. L’électricité est vendue directement aux consommateurs, soit par des contrats privés à long terme entre le producteur d’électricité et le fournisseur d’électricité (Power Purchase Agreement, ou PPA) à prix fixe, soit à un tarif stabilisé. CVE Chile a recruté 3 collaborateurs depuis janvier 2017, et devrait compter 8 personnes d’ici à la fin de l’année. Une fois consolidée, la filiale chilienne servira de plateforme pour le développement de Cap Vert Energie en Amérique du sud.

Aux États-Unis, après une phase d’études d’un an conclue en juin 2016, Cap Vert Energie a créé sa filiale CVE North-America en 2016 et a rejoint début 2017 l’association américaine des industriels du solaire (SEIA). Le groupe envisage d’y investir 13 millions d’euros ette année. Le premier semestre 2017 a vu l’arrivée des premiers collaborateurs de CVE North-America avec un objectif de développement à 5 personnes à la fin de l’année 2017 et à 16 personnes d’ici 2020. Au-delà des 7 MWc prévus pour cette année 2017, le groupe ambitionne d’avoir 32 MWc en construction ou en opération en 2018, puis 77 MWc en 2019 et plus de 200 MWc en 2022. La stratégie de CVE North-America passe d’abord par l’acquisition de projets prêts à construire. Elle s’appuie dans le même temps sur des partenaires locaux, pour ensuite développer en propre ses projets grâce aux compétences recrutées localement. Une fois les premières centrales photovoltaïques opérationnelles dans le Nord-Est des États-Unis, Cap Vert Energie étendra son parc solaire vers d’autres régions des Etats-Unis, tout en élargissant son offre à d’autres énergies comme le biogaz ou la petite hydroélectricité.

En Afrique, Cap Vert Energie concrétise depuis fin 2016 une offre de fourniture directe d’énergie photovoltaïque « B to B » pouvant s’interfacer soit avec des groupes électrogènes (on parle alors d’hybridation solaire diesel), soit venir en complément d’une connexion au réseau électrique local. Le groupe cible plus particulièrement certains secteurs d’activité comme les industries minières, les industries de transformation (agro-alimentaire, plasturgie, etc…), les centres commerciaux ou encore les grands complexes hôteliers. Une équipe de 5 collaborateurs basée à Marseille travaille ainsi sur l’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Côte d’Ivoire, Ghana, Togo), l’Afrique de l’Est (Kenya, Tanzanie, Ouganda, Rwanda) et l’Afrique du Sud. Le caractère innovant d’une telle offre de vente directe de l’énergie solaire aux entreprises sur le continent africain implique des temps de développement plus longs. Le groupe Cap Vert Energie travaille aujourd’hui sur un portefeuille de projets d’une puissance cumulée de 16 MWc. Les premières offres ont été déposées et les négociations sont en cours, avec notamment une première étude de faisabilité pour une administration en Afrique de l’Ouest.

PME française de l’énergie, Cap Vert Energie possède aujourd’hui un parc EnR en exploitation et en construction de 75 MWc toutes technologies confondues. En 3 ans, le volume de ce parc a été multiplié par trois. Parallèlement, le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 146 % entre 2015 et 2016 pour atteindre 14,3 millions d’euros. Au 31 décembre 2016, le chiffre d’affaires en année pleine des centrales en construction et en exploitation est de 18,2 millions d’euros. En 2016, Cap Vert Energie a aussi racheté les actifs solaires de VOL-V (Homersol) pour 38 millions d’euros (voir notre article). Le groupe a renforcé ses fonds propres de 19 millions d’euros fin 2016 pour accompagner son développement à l’international, et envisage une nouvelle levée de fonds en début d’année 2018, afin de renforcer ses fonds propres et d’accélérer encore la croissance du groupe. Cap Vert Energie adapte ses outils de financement à chacune des étapes des projets. Le développement est financé sur fonds propres, la construction sur des emprunts à court terme, l’exploitation sur 80 % de dettes bancaires à long terme et 20 % de financements mezzanine.

*Cap Vert Energie a été cofondé par Pierre de Froidefond, en charge du développement commercial, Christophe Caille, en charge du financement, et Hervé Lucas, en charge des opérations.

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