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Le SER plaide pour une politique industrielle des EnR ambitieuse

Les travaux de révision de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) sont sur le point de s’achever. La publication d’un projet de texte est en effet annoncée pour début novembre. Une réunion des grands acteurs du monde de l’énergie, du bâtiment et de la construction automobile a été décidée pour ce mercredi 24 octobre 2018 avant de clore le processus initié à l’automne 2017. Par ce biais, le Président de la République, Emmanuel Macron, veut identifier les principaux objectifs d’accompagnement de la PPE en matière d’innovation technologique et d’industrialisation à l’horizon 2030. A cette occasion, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) tient à rappeler les opportunités technologiques et industrielles que représentent les énergies renouvelables, et notamment le solaire photovoltaïque, pour la France.

Source : Panorama de l’électricité renouvelable en France au 31 mars 2018 (RTE, SER, Enedis, ADEeF).

Il souligne la compétitivité des énergies renouvelables, atteinte grâce à la volonté des nombreuses ETI et PME du secteur qui, chaque jour, innovent et investissent, et au soutien de l’Etat qui a engagé des réformes majeures (simplifications administratives, lancement d’appels d’offres pluriannuels, révision des procédures de mise en concurrence, définition de prix plafond, etc). Sans cette collaboration, les gains de compétitivité observés ces dernières années n’auraient pas pu être accomplis aussi rapidement.

Dans le secteur de l’électricité, l’éolien terrestre et le solaire photovoltaïque au sol ont atteint cette année une zone de prix située autour de 60 euros/MWh. Ces filières seront rejointes, à l’horizon du quinquennat, par des technologies comme l’éolien en mer posé. L’éolien en mer flottant suivra une baisse des coûts similaire d’ici 2030.

Côté chaleur, la majorité des sources de production renouvelables deviennent de plus en plus compétitives et la fiscalité écologique qui expose les énergies fossiles à un prix du carbone, favorisera encore l’essor de ces filières.

Le développement du gaz renouvelable connaît lui aussi une dynamique forte avec d’importantes perspectives de baisse des coûts, de l’ordre de 30% d’ici 5 à 10 ans.

Les énergies renouvelables génèrent déjà plus de 100 000 emplois. Au-delà des grands donneurs d’ordre, la France peut compter sur un tissu de PME, dont certaines sont par ailleurs très actives à l’international. Pour la seule filière éolienne, le programme Windustry France, qui recensait 180 entreprises en 2013, dénombre aujourd’hui près de 500 sous-traitants dans son annuaire de l’industrie éolienne. Le secteur du bois énergie représente à lui seul près de 25 000 emplois répartis sur tout le territoire. Et les biocarburants génèrent quant à eux 20 000 emplois, notamment dans l’agriculture.

Afin de poursuivre cette dynamique, il est indispensable de capitaliser sur les formidables opportunités industrielles que représentent les énergies renouvelables pour la France.

« A quelques jours de la publication de la PPE, les acteurs des énergies renouvelables encouragent le gouvernement à définir des trajectoires ambitieuses pour chaque filière ainsi qu’un programme industriel précis, associant grands groupes et PME, organismes de recherche, Pouvoirs publics et collectivités locales, qui permettra de sécuriser un prix cible de 60 euros/MWh à l’horizon 2030 pour l’ensemble des technologies et de créer de nombreux emplois », déclare Jean-Louis Bal, président du SER.

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