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Plume lève 3,3 M€ pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables grâce à l’IA

Plume lève 3,3 M€ pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables grâce à l’IA

Plume, start-up franco-américaine spécialisée dans l’IA géospatiale pour les énergies renouvelables, annonce un tour de table de 3,3 millions d’euros. La plateforme est déjà déployée auprès d’une douzaine d’entreprises développeurs d’énergie, totalisant plus de 1 GW de projets.

Développer un projet d’énergie renouvelable (solaire, éolien ou stockage batterie) exige de croiser des données de zonage, de capacité réseau, de zones protégées et de parcelles foncières, tout en analysant délibérations municipales, historiques de permis, études environnementales et plans de développement réseau. En France, ce travail mobilise près d’une centaine de couches de données géographiques, auxquelles s’ajoutent plans d’urbanisme, documents des chambres agricoles et archives de permis. La plupart de ce travail reste encore manuel, confié à de grandes équipes, pendant des mois : beaucoup de projets sont ainsi abandonnés après des années de travail, et les délais se mesurent en années quand la transition climatique exige des mois, argumente la start-up.

« Le développement EnR est un problème de raisonnement dissimulé dans des cartes et des documents. Nos agents IA synthétisent données géospatiales structurées et informations réglementaires non structurées pour produire une intelligence territoriale claire, aidant les développeurs à aller plus vite tout en sélectionnant les projets avec la plus forte probabilité d’atteindre la construction », explique Edouard Labarthe, co-fondateur et CEO de Plume.

Premier et unique outil à centraliser données géospatiales et documents réglementaires non structurés au sein d’une même plateforme, Plume agrège plus de 150 sources — zones naturelles, réseaux électriques, PPRi (plans de prévention des risques d’inondation), permis de construire, délibérations de collectivités — et déploie des agents IA qui raisonnent sur l’ensemble de ces informations en langage naturel. Un chef de projet peut interroger la plateforme sans aucune compétence technique et obtenir une analyse de site en quelques secondes, là où il fallait auparavant plusieurs semaines de travail manuel.

En permettant une meilleure sélection de sites et une détection plus précoce des risques, Plume veut ainsi améliorer l’efficacité du capital investi et réduire les mauvaises surprises en fin de développement.

D’après les clients utilisateurs de la plateforme, les agents Plume permettent de réaliser des analyses de sites jusqu’à 20 fois plus rapidement et 3 fois plus précisément. En France, ce sont près de 500 entreprises développant des infrastructures renouvelables qui pourraient bénéficier de la plateforme.

« L’incertitude sur les risques et les délais reste l’un des principaux freins au déploiement des ENR en Europe. Nous construisons la couche d’intelligence qui permet aux équipes d’avancer plus vite et d’augmenter la part des projets qui aboutissent réellement », assure Edouard Labarthe.

Pierre Amelot, Edouard Labarthe et Alexandre Cornet

Déjà déployée en France, en Espagne, en Roumanie et en République tchèque, Plume vise l’Italie et les États-Unis en 2026. Ce premier tour de table financera l’expansion de l’équipe, qui passera de 6 à 12 collaborateurs d’ici la fin de l’année, le lancement de nouveaux marchés européens et les prochaines phases de la plateforme : cartographie des parties prenantes, intelligence concurrentielle par IA et rédaction automatisée des dossiers de permis. La société recrute dans les domaines des systèmes IA, de l’ingénierie géospatiale et de l’analyse énergétique.

Fondée par Edouard Labarthe (ex-Palantir) et Marc Watine, (ex-chercheur Harvard en géospatial et IA), la start-up a été incubée par Y Combinator. Ce tour de table a été mené par AENU, avec la participation de Y Combinator, Kima Ventures, Raise Phiture, Better Angle et Collab Fund.

« Plume s’attaque au verrou le plus critique de la transition énergétique : les années de friction accumulées dans la sélection manuelle des sites et l’instruction des permis. En transformant des couches géospatiales fragmentées et des données non structurées en une plateforme d’intelligence agentique, ils permettent aux développeurs d’aller 20 fois plus vite. Nous sommes ravis de soutenir une équipe qui ne se contente pas de construire un outil, mais un nouveau standard pour le déploiement des infrastructures énergétiques mondiales », explique Robert Stoecker, associé chez AENU.

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