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Bilan électrique 2025 de RTE : production décarbonée à 95,2% et consommation stable

Bilan électrique 2025 de RTE : production décarbonée à 95,2% et consommation stable

Publié le 25 février, le Bilan électrique 2025 de RTE confirme que les conditions sont réunies pour permettre à la France d’accélérer son électrification et réduire durablement sa dépendance aux énergies fossiles : une production abondante et décarbonée à plus de 95% (le volume de production décarbonée atteint un niveau historique) et des prix compétitifs, inférieurs à ceux de nombreux voisins, qui se traduisent par des exportations record.

Le Bilan électrique français pour l’année 2025 met en évidence des constats inédits. En 2025, la consommation électrique est demeurée stable par rapport à celle de l’année précédente, atteignant 451 TWh (+0,4 % par rapport à 2024), et reste près de 6% inférieure à son niveau d’avant-crise.

La production totale d’électricité en France a légèrement crû en 2025 (547,5 TWh) mais la production bas-carbone a atteint un maximum historique de 521,1 TWh et la production thermique fossile a atteint son plus bas niveau depuis 75 ans. La part d’électricité bas-carbone dans le mix français se maintient ainsi à plus de 95%.

Après deux années de forte croissance en 2023 et 2024, liée essentiellement au rétablissement de la disponibilité du parc nucléaire et à l’amélioration de la production hydraulique du fait de conditions météorologiques plus favorables, le volume d’électricité produite en France métropolitaine a très légèrement crû en 2025 (+8,2 TWh, soit +1,5% par rapport à son niveau de 2024). Cette stabilité résulte de dynamiques variables selon les filières :

  1. La production nucléaire a augmenté (373,0 TWh, soit +11,3 TWh par rapport à 2024) et retrouve un niveau proche de celui de 2019, grâce à l’amélioration de la disponibilité du parc. Le profil de production des réacteurs évolue, avec plus de modulation à la baisse en milieu de journée l’été et au printemps, alors qu’elle était historiquement placée plutôt la nuit ou le week-end.
  2. La production hydraulique a fortement reculé par rapport à l’année 2024 (-12,9 TWh) durant laquelle elle avait bénéficié de précipitations exceptionnelles, mais est restée en 2025 à un niveau conforme aux moyennes historiques (62,4 TWh).
  3. La production des filières solaire (+8,1 TWh) et éolienne (+2,8 TWh) a continué de progresser, sous l’effet principalement du développement du parc de production solaire et éolien en mer, ainsi que de l’amélioration des conditions d’ensoleillement en 2025.
  4. La production d’origine fossile a poursuivi en 2025 son recul (-1,3 TWh par rapport à 2024). Le niveau de production de cette filière a été le plus faible observé depuis près de 75 ans.

Le parc installé de production d’électricité français a poursuivi son développement avec une forte croissance des capacités solaires et la mise en service d’un nouveau parc éolien en mer.

Le parc électrique en France métropolitaine a atteint 164,5 GW fin 2025 (toutes filières confondues). Cette puissance intègre le réacteur nucléaire de Flamanville 3 (1,6 GW), couplé au réseau en décembre 2024, dont la mise en service progressive s’est poursuivie au cours de l’année 2025 et début 2026.

En 2025, le développement des capacités de production d’électricité française tient en premier lieu à celui des capacités solaires photovoltaïques qui ont continué à progresser à un rythme élevé en 2025 (+5,9 GW). La capacité solaire installée (30,4 GW en fin d’année) a dépassé en 2025 celle des installations hydrauliques françaises (25,7 GW).

Le développement du parc éolien français s’est également poursuivi en 2025, à la faveur de la mise en service du parc en mer d’Yeu-Noirmoutier (+0,4 GW) et de la croissance des capacités éoliennes terrestres (+0,9 GW) dont le rythme de développement a ralenti pour la troisième année consécutive.

Le parc thermique fossile a légèrement reculé (-0,2 GW), principalement avec la fermeture de petites centrales de cogénération.

Les prix français de l’électricité sur les marchés à terme ont diminué. Ils se sont largement découplés de ceux des pays voisins, et s’établissent désormais à des niveaux très inférieurs à ces derniers.

La France a enregistré un nouveau record d’exportation en 2025 (+92,3 TWh, soit 17% de sa production et un volume supérieur à la consommation d’un pays comme la Belgique), dans la continuité de l’année précédente.

La valorisation de ces exports d’électricité de la France s’est élevée à 5,4 Md€ en 2025 (et de l’ordre de 9 Md€ en prenant en compte le prix moyen des pays vers lesquels la France exporte) : la France n’a donc pas « bradé » son électricité : elle a exporté presque en permanence sa production compétitive et excédentaire.

Le contenu en émissions de la production d’électricité française a atteint un minimum historique (10,9 MtCO2eq) et est l’un des plus bas d’Europe.

Comme RTE l’a souligné au sein du Bilan prévisionnel publié en décembre 2025, cette compétitivité et abondance de production bas carbone à faible coût variable en France offre un atout considérable pour décarboner l’économie du pays, réduire ses imports de combustibles fossiles (dont le coût s’est élevé à 53 Md€ en 2025) et accueillir de nouveaux usages.

Cette ambition ne relève plus seulement de la prospective mais peut désormais s’appuyer sur de nombreux projets d’électrification. 30 GW de droits d’accès au réseau de transport d’électricité ont déjà été attribués à ces projets à fin 2025 : l’enjeu des prochains mois consiste désormais à les concrétiser et à enclencher un véritable mouvement d’électrification du pays.

Bilan électrique 2025 – Principaux résultats

Bilan électrique 2025 – Rapport complet

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