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Soprasolar mise sur le PV en autoconsommation dans les secteurs de l’industriel et du commercial

Le marché du solaire est porté par une conjoncture favorable, notamment pour la pose de centrales photovoltaïques sur des bâtiments industriels, logistiques ou commerciaux, estime Jean Damian, directeur de Soprasolar (Groupe Soprema). Pour le groupe qui revendique une position de leader sur ce secteur en France, les conditions majeures nécessaires à son essor sont aujourd’hui réunies et le potentiel est immense, notamment sur les toitures plates.

Entrepôt logistique (Dépôt Leader Price) équipé du procédé Soprasolar Fix à Sauvian dans l’Hérault

Sur certains segments de marché, comme celui de la grande distribution, ou dans certains cas, de la logistique, les acteurs plébiscitent le principe de l’autoconsommation, mais la solarisation systématique reste limitée aux constructions neuves. En cause, notamment : des problématiques techniques sur des bâtiments existants (y compris les plus récents) qui ne sont pas vraiment « PV ready » ; et la complexité des appels d’offres de la CRE, souvent peu adaptés aux besoins des propriétaires, utilisateurs ou investisseurs.

Eclairage et retour d’expérience de Jean Damian avec Clément Brossard, gérant du bureau d’études System Off Grid, et Charles Le Faou, responsable des programmes immobiliers auprès de la foncière Argan (développement et location de plateformes logistiques premium)

Selon Jean Damian, « entre 15 et 20 % des constructions neuves sur des bâtiments de type industriel, commercial ou logistique intègrent en 2019 un projet de centrale solaire PV. Si c’est en nette croissance par rapport aux années précédentes, l’objectif est bien d’augmenter cette valeur, tout en travaillant sur des solutions permettant d’adresser les cas de réfection, qui sont aujourd’hui très complexes à traiter. Un autre axe de travail est d’améliorer notre offre sur les dossiers de type « résidentiel collectif » et tertiaire, qui présentent des pratiques constructives assez distinctes. Le marché est donc devant nous, le réservoir de surface pour accueillir des centrales solaires PV sur toiture plate est énorme. Si la prise de conscience est lente chez les acteurs de la construction, les freins techniques, assurantiels et réglementaires sont identifiés, et peuvent tous être levés via une approche fine de chaque dossier ».

Le marché tend à repartir aujourd’hui, stimulé par trois leviers majeurs

Au plan économique, la mise en place de procédés solaires photovoltaïques sur la toiture d’un bâtiment industriel, logistique ou commercial permet de produire localement une électricité décarbonée, plus compétitive sur 25 ans que celle achetée à un fournisseur, exacerbée par la combinaison de l’augmentation du prix de l’électricité et de la baisse régulière et continue du prix de revient du kWh solaire.

Au plan réglementaire, de nombreuses évolutions (qui émanent toutes de la loi pour la Transition énergétique votée en août 2015) rendent la présence de panneaux solaires plus systématique pour des constructions neuves de bâtiments à usage commercial, industriel et logistique de plus de 1000 m². S’y ajoute une évolution vers un concept d’autoproduction/autoconsommation EnR des bâtiments tertiaires ou d’habitation. Ce point est traité dans le cadre de l’expérimentation menée par le Gouvernement dans le cadre de la « Réglementation Environnementale 2020 ».

Au plan sociétal, un nombre croissant d’entreprises souhaitent désormais aller plus loin que « l’Accord de Paris » pour contribuer à l’effort global de lutte contre le réchauffement climatique. Dans cet objectif, elles s’engagent à compenser une partie de l’impact carbone de leur activité par la production d’électricité à partir de sources renouvelables.

Enfin, les objectifs annuels fixés par la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) donnent des perspectives intéressantes au développement du marché photovoltaïque. Le marché devrait donc doubler à très court terme, voire tripler par rapport à ce qui est actuellement installé par an.

La pose de centrales solaires sur les toits plats de surfaces industrielles, logistiques ou commerciales, apporte aux propriétaires de ces bâtiments plusieurs avantages immédiats :

  • Une baisse des charges de fonctionnement du bâtiment : avec le principe d’autoconsommation, l’électricité produite sur le site permet une économie sur la facture annuelle d’électricité.
  • Un complément de revenu, lorsque le surplus d’électricité produit est revendu au réseau, via un tarif d’achat.
  • Une baisse de l’empreinte carbone du bâtiment, via une production d’électricité largement décarbonée.
  • Une augmentation du confort d’été pour les usagers, grâce à l’ombre permanente générée par les panneaux solaires sur l’étanchéité, qui fait baisser la température à l’intérieur du bâtiment !

Charles Le Faou explique : « Nous choisissons d’installer systématiquement des centrales photovoltaïques utilisées en autoconsommation sur la toiture de tous les nouveaux développements. Cet investissement devenu rentable grâce à la baisse des prix des panneaux, à l’amélioration des performances et à l’augmentation du prix de l’électricité, s’inscrit dans une démarche innovante et verte menée depuis 2018. Nous faisons appel à Soprasolar pour la fourniture de la membrane et du système de fixation des panneaux ». Pour Clément Brossard, « la motivation des enseignes de la grande distribution à solariser leur patrimoine immobilier, points de vente et bases logistiques est bien réelle. Par exemple, l’enseigne des Mousquetaires a annoncé l’installation de 100 MWc d’ici 2023 ».

Le contexte apparaît donc favorable sur le papier, notamment dans le secteur de la grande distribution du fait de l’adéquation des profils de consommation avec la production solaire. Le photovoltaïque est cependant encore freiné par des facteurs d’ordre technique et assurantiel ainsi que par des mécanismes réglementaires de soutien, à la fois complexes et inadaptés aux spécificités du monde du commerce et de la logistique.

Parmi l’ensemble du parc des bâtiments existants, y compris les plus récents, très peu respectent les conditions nécessaires pour accueillir du PV. Les bâtiments n’ont pas été dimensionnés pour recevoir une charge supplémentaire, et les matériaux de couverture ne sont pas adaptés ou compatibles avec les solutions techniques proposées. « Il faut donc compter sur les projets en développement, sensibiliser les maîtres d’ouvrage et les acteurs pour anticiper ces contraintes dès la conception », analyse Clément Brossard.

Un cadre réglementaire trop complexe et totalement inadapté

« Nous nous sommes orientés vers l’autoconsommation totale sans réinjection dans le réseau afin de nous affranchir des procédures administratives et réglementaires contraignantes. Les prescriptions imposées sur le matériel ainsi que les délais administratifs nécessaires pour être autorisé à exploiter la centrale constituent les principaux freins à notre développement », précise Charles Le Faou.

Clément Brossard confirme, de son côté, que « les appels d’offres de la CRE ne sont tout simplement pas adaptés aux enjeux des propriétaires de patrimoine. Leur complexité ne permet pas de s’adapter au planning et aux contraintes de développement des bâtiments neufs ».

Et les professionnels de demander un cadre réglementaire moins lourd et aléatoire …

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