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La PPI sur les énergies renouvelables est adoptée !

Le projet d’arrêté sur la programmation pluriannuelle des investissements sur les énergies renouvelables dévoilé la semaine dernière (voir notre article) a été adopté à une large majorité par le Conseil supérieur de l’énergie vendredi dernier. Dans l’immédiat, cette PPI prévoit un triplement de la puissance photovoltaïque déployée en France d’ici 2023. Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) avait précisé la veille qu’il voterait pour le projet d’arrêté malgré quelques réserves, en attendant une PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie) globale attendue depuis fin 2015. « Une réunion du comité de suivi est prévue avant l’été », nous a assuré Jean-Louis Bal, président du SER, qui alerte cependant sur le risque représenté par les lignes directrices de la Commission Européenne pour cette nouvelle politique énergétique.

Les lignes directrices de la Commission Européenne prévoient en effet des appels d’offres à neutralité technologique, ce qui se traduirait par une mise en concurrence des différentes solutions et sources de production d’énergie uniquement sur la base du prix et aurait pour effet de (trop) favoriser les solutions matures, moins chères, au détriment de l’innovation. Ces directives seraient applicables à partir du 1er janvier 2017, après l’échéance du 1er janvier 2016 qui a vu arriver la prime de marché. « Les gens sont totalement dépourvus de bon sens s’ils développent ce genre d’idées uniquement basées sur une mise en concurrence pure et dure. Outre le frein que cela suppose pour les technologies innovantes, nous y perdrions à la fois le foisonnement et la diversité technologique. Que la procédure envisage des appels d’offres sur deux catégories de filières, l’une dite des technologies matures qui regrouperaient l’éolien terrestre, le solaire photovoltaïque et l’hydroélectricité, et l’autre dite des technologies non matures qui regrouperaient l’éolien maritime, la biomasse et autre géothermie, ne suffit pas », a critiqué Jean-Louis Bal. La France et l’Allemagne semblent sur la même longueur d’onde pour contrer la procédure mais la tentative de rallier d’autres états membres pourrait être contrecarrée par ce calendrier déjà très resserré.

Une PPE globale avant l’été ?

Pour le marché français, la PPE globale attendue devra inclure le volet nucléaire, et notamment les modalités de réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production d’électricité.

Le projet d’arrêté sur l’évolution des énergies renouvelables en France adopté vendredi par le CSE a été modifié par rapport à sa publication initiale, notamment pour ce qui est des capacités d’installation dans l’éolien terrestre à 2018 et 2023. Concernant le photovoltaïque, le SER était d’emblée très satisfait du relèvement des objectifs de déploiement, à 10,2 GW en 2018 et dans une fourchette de 18,2 à 20,2 GW à l’horizon 2013.

Vers un volume PV triplé d’ici 2023

« La publication de la nouvelle PPI sur les énergies renouvelables, qui correspond en fait à une révision de la PPI actuelle, était absolument indispensable avant de lancer le programme des appels d’offres tel qu’il est prévu. Les objectifs précisés nous donnent à la fois la visibilité que nous demandions depuis des années et les bases nécessaires pour les déploiements futurs. Pour le photovoltaïque, le triplement du volume installé à l’horizon 2013 se traduirait par une capacité annuelle de l’ordre de 1500 MW contre 1000 MW actuellement », a souligné Jean-Louis Bal. Arnaud Mine, président de la branche Soler du SER, va plus loin. « Le volume prévu nous satisfait dans la mesure où il permet une croissance de la filière et stabilise les entreprises et les outils industriels. L’échéance 2018, surtout, était très importante pour nous. Après ce qui s’est passé ces dernières années, la filière a perdu des emplois mais je pense que nous sommes aujourd’hui en mesure de retourner cette situation. Nous avons toutefois un travail de prosélytisme à effectuer afin que la vision nationale se décline dans les régions avec une programmation des déploiements en local. Un point mérite toutefois encore des clarifications réglementaires, c’est l’autoconsommation, la nouvelle frontière du PV. Le solaire est désormais compétitif dans beaucoup de pays, trop nombreux d’ailleurs pour tous les nommer. Le travail à mener dans ce domaine doit être fait dans l’année ou au plus dans les deux ans », assure-t-il.

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