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Les projets solaires et éoliens fleurissent dans le secteur minier

Le secteur minier s’ouvre de plus en plus au développement de projets solaires photovoltaïques et aussi éoliens, grâce à un vrai potentiel de réduction des coûts. Un modèle économique pour remplacer, au moins en partie, des combustibles fossiles (diesel, pétrole lourd et/ou gaz) par du solaire ou de l’éolien dans ce domaine existe depuis quelques années. Mais, si le déploiement des sites était plutôt lent jusqu’ici, 2019 semble être une année pivot, estime le cabinet de conseil THEnergy, basé à Munich (Allemagne), avec une douzaine de nouveaux projets annoncés et de nombreux autres déjà à un stade de développement plus ou moins avancé, notamment en Afrique et en Australie.

« Les renouvelables permettent de réduire les coûts et de garantir la sécurité de l’alimentaion électrique. L’indépendance du réseau est un point critique, et l’avenir appartient aux microgrids », a ainsi souligné Nick Holland,CEO de la société minière Gold Fields, à l’occasion de l’événement Energy and Mines World Congress 2019 qui se tient cette semaine à Toronto. Gold Fields est un pionnier de l’intégration de sources renouvelables pour ses sites. Confrontés aussi à l’électrification des véhicules d’exploitation accroissant encore les besoins d’électricité, les groupes miniers misent donc sur la génération d’énergie en local. Ils font appel à des solutions plus sophistiquées qu’auparavant et intègrent une plus grande capacité renouvelable, une voie ouverte notamment grâce à des systèmes de stockage. Enfin, ils n’ont parfois même pas besoin d’effectuer l’investissement eux-mêmes mais peuvent conclure un accord avec un énergéticien indépendant (IPP, ou Independant Power Provider), souvent même aussi développeur-exploitant, et bénéficier d’un contrat de vente de gré-à-gré à tarif fixe.

Les deux épicentres de ce développement sont l’Australie et l’Afrique subsaharienne. Deux régions où il y a d’importants territoires sans réseau électrique vraiment fiable et/ou assez puissant, et avec d’excellentes ressources solaires. Plusieurs projets récemment dévoilés combinent solaire et éolien, note THEnergy. Les deux sources affichant une corrélation négative (lorsque le temps est très ensoleillé, il y a en général peu de vent et vice-versa), les associer permet donc d’augmenter la part d’énergie renouvelable dans un système et de réduire les besoins de stockage. Le cabinet de conseil coopère d’ailleurs avec deux universités allemandes (RWTH Aachen et TU München) sur un projet au Pérou combinant solaire, éolien et hydroélectricité, subventionné par le gouvernement fédéral d’outre-Rhin à hauteur d’un million d’euros.

Une étude réalisée par THEnergy en coopération avec Voltalia et publiée en février dernier montrait déjà les avantages pour les groupes miniers. Leur enthousiasme à embrasser une stratégie incluant des énergies renouvelables est d’autant plus grande s’ils peuvent s’accorder avec un IPP de taille respectable, capable de construire un générateur solaire à moindre coût grâce à son expérience dans le développement de projets et son savoir-faire tant technique que financier dans le domaine des grandes installations photovoltaïques connectées au réseau électrique. «  Depuis 14 ans, nous avons accumulé l’expérience avec des projets d’énergie renouvelable, y compris des microgrids hybrides solaire-diesel dans des régions isolées et des pays en développement. Cette expérience s’ajoute aujourd’hui à notre savoir-faire dans l’approvisionnement à grande échelle et se traduit par des réductions globales de coûts de 20 à 30% comparé à de nouveaux entrants sur le secteur  », souligne notamment Alexis Goybet, responsable Hybrid Solutions au sein de Voltalia.

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