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Le SER-Soler milite (encore) pour un cadre adapté aux installations PV de moins de 500 kWc

Avant que Sébastien Lecornu, secrétaire d’état auprès du ministre de la transition écologique Nicolas Hulot, ne dévoile jeudi prochain un plan de mobilisation de l’énergie photovoltaïque dit « #PlaceAuSoleil », le Syndicat des énergies renouvelables (SER) précise une nouvelle fois son principal souhait : la mise en œuvre d’un cadre économique adapté aux installations solaires d’une puissance inférieure à 500 kWc.

Photo : Langa Solar

Cette mesure phare proposée par la commission solaire du SER (Soler) serait, de l’avis du syndicat, en mesure de libérer le potentiel que représente cette catégorie d’installations.

Jeudi 28 juin en fin d’après-midi, le secrétaire d’état Sébastien Lecornu présentera les conclusions du groupe de travail ministériel sur le photovoltaïque et les propositions retenues, et lancera la mobilisation « PlaceAuSoleil ».

La Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) donne à la filière solaire photovoltaïque une place de choix dans notre futur modèle énergétique. Ce rôle est précisé par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui prévoit des capacités ambitieuses à l’horizon 2023. Or, malgré une année 2017 qui a vu un léger rebond des nouvelles capacités installées, la filière est en retard par rapport à ses objectifs. Ces retards ont conduit le gouvernement, par la voix du secrétaire d’état, Sébastien Lecornu, à organiser un groupe de travail ministériel pour accélérer le développement de l’énergie solaire, plus particulièrement photovoltaïque, en métropole et outre-mer.

A l’occasion du lancement de ce groupe de travail, le SER avait présenté une série de propositions à même d’inscrire la filière dans une nouvelle dynamique. Ces propositions portent sur différentes thématiques telles que l’autoconsommation, l’urbanisme, la mobilisation du foncier, le solaire thermique, les spécificités des zones non-interconnectées ou encore la structuration de la filière industrielle française, et incluaient donc aussi la mesure phare citée ci-dessus.

Actuellement, ces installations sont soumises à une procédure d’appel d’offres complexe et à l’issue incertaine pour un certain nombre d’acteurs comme les collectivités locales, les agriculteurs et les PME, au regard de leurs moyens humains et des enjeux financiers. Pour faciliter la valorisation de ces plus petites surfaces et ainsi mieux répartir les capacités solaires sur le territoire, SER-Soler souhaite que le seuil actuel du guichet ouvert soit relevé de 100 kVA à 500 kWc comme le permettent les lignes directrices de la Commission européenne en matière d’aides d’état. Cette proposition, très largement partagée par les associations professionnelles et le monde agricole, doit permettre un réel changement d’échelle pour ce segment.

« Les échanges et les travaux du groupe de travail ministériel mettent en évidence une série de mesures techniques que Sébastien Lecornu devrait confirmer à l’occasion de la clôture du groupe de travail ministériel ce jeudi. Pour véritablement libérer le potentiel de l’énergie solaire, un cadre économique adapté aux installations inférieures à 500 kWc, qui représentent un potentiel important, doit être mis en œuvre en complément de ces mesures techniques », déclare Jean-Louis Bal, président du SER. « La mise en place d’un guichet ouvert avec un prix défini est en effet LA solution pour permettre une accélération des installations situées au plus proche des consommations et des besoins énergétiques, un plus vaste déploiement de l’énergie solaire dans tous les territoires et sa pleine appropriation par les citoyens français », précise Xavier Daval, président de SER-Soler.

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