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Bilan électrique français 2020 : une année marquée par la crise sanitaire et la progression de l’éolien

Bilan électrique français 2020 : une année marquée par la crise sanitaire et la progression de l’éolien

RTE a publié le 3 mars, le bilan électrique français 2020 disponible en ligne. En 2020, la crise sanitaire de la Covid-19 a entraîné des conséquences importantes sur le système électrique français. La consommation d’électricité corrigée des variations météorologiques a chuté de 3,5%.

Cette baisse de la consommation, conjuguée à une moindre disponibilité du parc nucléaire, a entrainé une baisse de la production d’électricité de 7% par rapport à 2019. La part des énergies renouvelables est en hausse et la production éolienne devient pour la première fois la troisième source de production d’électricité en France. La production thermique à combustible fossile a diminué de 10,6% avec une production à partir de charbon au plus bas depuis 1950.

Avec 460 TWh, la consommation d’électricité française est en baisse de 3,5% par rapport à 2019 du fait de la crise sanitaire entrainant une baisse de l’activité de l’industrie et de nombreux secteurs de l’économie. La grande industrie a été principalement concernée, avec une consommation réduite de 10% par rapport à 2019, certains secteurs comme la construction automobile, la sidérurgie ou les transports ferroviaires connaissant même une baisse allant jusqu’à 20-25% en 2020. La consommation du secteur résidentiel est restée stable par rapport à 2019. Cette diminution de la consommation totale d’électricité est plus importante que celle enregistrée à la suite de la crise économique de 2008.

L’éolien devient la troisième source de production d’électricité en France

La production d’électricité a également été affectée par la crise sanitaire. D’une part, la baisse de la consommation a entraîné une moindre sollicitation des capacités de production. D’autre part, le premier confinement a conduit à un allongement des durées de maintenance des réacteurs nucléaires, puis à une reprogrammation des arrêts dans l’optique de maximiser la disponibilité du parc à l’hiver. Dans ce contexte, auquel s’ajoute la fermeture de la centrale de Fessenheim, la production nucléaire a chuté de 11,6% par rapport à 2019.

La production des énergies renouvelables a été pour sa part en hausse (+ 17% pour l’éolien, + 8% pour l’hydraulique et + 2,3% pour le solaire). Avec une production de 39,7 TWh, soit 7,9% de la production française, la production d’origine éolienne dépasse celle des centrales à gaz et devient la troisième source de production d’électricité en France.

La production solaire augmente légèrement de 2,3 % sur l’année 2020 et atteint 12,6 TWh, favorisée par un taux d’ensoleillement important. La production solaire en mai 2020 s’établit à 1,6 TWh. Il s’agit de la plus grande quantité d’énergie mensuelle jamais produite par cette filière. Avec une exploitation nécessitant moins de personnel que d’autres filières, la production des centrales solaires a été peu impactée par la crise sanitaire, souligne RTE.

La capacité totale du parc solaire dépasse les 10 GW, soit 10 387 MW au 31 décembre 2020. 9738 MW sont raccordés sur les réseaux d’Enedis, des ELD et d’EDF-SEI pour la Corse ainsi que 649 MW sur le réseau de transport. Il s’agit d’une augmentation de 8,6 % par rapport à 2019. Le rythme de développement du parc solaire en 2020 est dans la moyenne de ces dernières années avec 820 MW nouvellement raccordés.

La PPE a fixé un objectif de capacité solaire installée à l’horizon 2023 de 20,1 GW. Pour atteindre ce niveau, la France, en retard sur cet objectif, devra suivre un rythme d’installation de 3,2 GW par an. Le taux d’atteinte à fin 2020 est de 50,9 % (ces objectifs concernent la France métropolitaine hors Corse).

 

Les centrales thermiques ont fait l’objet d’une faible sollicitation du fait de l’augmentation de la production renouvelable et d’une consommation en diminution.  La production à partir de charbon (en baisse de 12,7% par rapport à 2019) est ainsi au plus bas depuis 1950.

Une spécificité de la production d’électricité en France est son caractère très largement bas-carbone : en 2020, plus de 93% de l’électricité produite sur le territoire n’était pas émettrice de CO2. Les émissions de CO2 du secteur électrique français diminuent de près de 9% par rapport à 2019, et représentent ainsi seulement 5% des émissions totales de CO2 en France.

Malgré un solde des échanges commerciaux en recul par rapport à 2019 (-7% d’export), la France reste exportatrice sur l’ensemble de ses frontières et demeure le pays le plus exportateur d’électricité en Europe. Le solde positif des échanges s’établit à 43,2 TWh.

Pour contribuer à la réussite de la transition énergétique et accueillir de nouvelles sources d’énergies renouvelables, RTE continue d’adapter et de sécuriser le réseau électrique en cherchant à minimiser l’impact visuel avec un réseau électrique de plus en plus souterrain. Ainsi, en 2020, 238 kilomètres de nouvelles lignes ont été mises en service dont la majeure partie en souterrain, 72 kilomètres de lignes aériennes ont été mises en souterrain et 400 kilomètres de lignes électriques ont été démantelées. Dans le cadre de la rénovation du réseau, RTE a procédé au renouvellement à l’identique de 293 km de lignes, essentiellement aériennes.

Consulter le site du Bilan Electrique

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