Quelles priorités énergétiques pour les Français à un an de l’élection présidentielle ?
Dans un contexte international marqué par la crise énergétique engendrée par les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, Ifop a interrogé pour Hellio un échantillon de 2004 Français sur leur regard sur les grands choix énergétiques. À un an de la présidentielle de 2027, l’enquête met en lumière un déplacement important de l’opinion : le nucléaire retrouve une place centrale, porté par une demande d’indépendance et de sécurité énergétique, tandis que les renouvelables marquent le pas, moins par rejet de la transition que par montée des interrogations à l’égard de leurs coûts, leur efficacité et leur adaptation aux réalités territoriales.
Le message qui s’en dégage est clair : les Français ne tournent pas le dos à l’écologie, mais ils l’évaluent désormais davantage à l’aune du pouvoir d’achat, de la souveraineté et de la justice sociale. Dans une campagne présidentielle qui s’annonce traversée par la question des dépenses contraintes, la transition énergétique devra donc sortir du seul registre environnemental pour devenir un projet crédible de protection du niveau de vie, d’indépendance énergétique et de cohésion sociale.
Principaux enseignements de l’enquête
La crise énergétique redessine les priorités des Français en matière d’énergie et replace le nucléaire au cœur du débat sur la souveraineté
Le nucléaire s’impose désormais comme l’énergie jugée la plus intéressante pour l’avenir de la France : 42% des Français le citent, contre 32% en janvier 2025, soit une progression de 10 points en un peu plus d’un an.
Ce basculement s’inscrit dans un climat d’inquiétude énergétique quasi unanime : 89% des Français estiment que les conflits internationaux en cours renforcent leurs préoccupations en matière d’énergie.
Dans ce contexte, la transition énergétique ne se réduit plus à sa dimension environnementale : 36% des Français y voient d’abord un enjeu de souveraineté et d’indépendance énergétique, soit autant que ceux qui l’associent en priorité à la protection de l’environnement.
Le recul des renouvelables révèle une demande de transition plus pragmatique, plus lisible et plus compatible avec les contraintes budgétaires
En miroir de la progression du nucléaire, le développement des énergies renouvelables recule dans l’ordre des priorités : 51% des Français le jugent « tout à fait prioritaire », contre 61% en 2022, soit une baisse de 10 points en quatre ans.
Ce repli se lit aussi dans la hiérarchie des énergies d’avenir : le solaire n’est plus cité que par 20% des Français, contre 29% en janvier 2025, au moment même où le nucléaire gagne 10 points.
Ce recul intervient dans un contexte où la transition est de plus en plus évaluée à l’aune du pouvoir d’achat : 48% des Français jugent incompatibles transition écologique et amélioration du pouvoir d’achat, parmi lesquels 35% estiment qu’il faudrait privilégier le pouvoir d’achat.
Face à la hausse des factures, les Français attendent d’abord des choix énergétiques qu’ils protègent leur budget et leur niveau de vie
Le retour du nucléaire et le recul des renouvelables s’inscrivent dans une lecture très budgétaire des choix énergétiques : la lutte contre la hausse des factures d’énergie est désormais la priorité des Français, 79% la jugeant « tout à fait prioritaire », soit 13 points de plus qu’en 2022.
Cette pression se retrouve également dans les budgets mensuels : 45% des Français estiment que leurs dépenses d’énergie pèsent lourdement sur leur budget, une proportion qui atteint 59% chez les catégories populaires, contre 29% chez les catégories plus aisées.
« Dans un contexte de crise énergétique, cette étude met en exergue une réhabilitation du nucléaire comme réponse à la double anxiété géopolitique et économique, et un décrochage des renouvelables perçus comme trop coûteux et/ou inadaptés aux territoires. Dans une campagne présidentielle où la question des dépenses contraintes pèsera lourd, la transition énergétique devrait donc sortir du seul registre environnemental pour s’inscrire comme une réponse aux vulnérabilités économiques et sociales du pays », commente François Kraus de l’Ifop.
Depuis plus de 15 ans, le groupe Hellio, acteur français et indépendant, propose des solutions de maîtrise de la consommation d’énergie, de décarbonation et de production d’énergies renouvelables, pour permettre à chacun de réduire ses dépenses énergétiques. Plus de 300 collaborateurs et un réseau d’implantations locales ancrées dans les territoires sont mobilisés pour accompagner tous les consommateurs d’énergie vers la transition énergétique.
Lire les résultats complets de l’étude















LA SELECTION DES LECTEURS