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Solaire : emplois en hausse et coûts en baisse grâce à la PPE !

La publication, l’an passé, de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour la période d’ici 2023 suscitera un développement des filières d’énergies renouvelables, et donc du solaire photovoltaïque et thermique, qui générera à son tour la création de milliers d’emplois et quelques 180 millions d’euros de retombées fiscales pour les collectivités par an. Ce constat résulte d’une étude prospective intitulée « Compétitivité et emploi de la filière solaire française d’ici 2023 » et s’accompagne de prévisions notamment  sur la baisse des coûts des installations PV en toitures qui devrait permettre un décollage progressif du marché de l’autoconsommation durant les 5 prochaines années.

Initiée en 2016 par Enerplan en partenariat avec l’Ademe, le GMPV-FFB et le think-tank France Territoire Solaire, l’étude a été réalisée par un consortium regroupant I-Care, E-Cube et In Numeris*.

Elle démontre que l’électricité photovoltaïque produite par les centrales solaires au sol installées dans le sud de la France est déjà compétitive par rapport aux investissements dans de nouvelles installations de production, tandis que la baisse des coûts encore à venir tirera de nouveaux marchés. L’ensemble des scénarios envisagés démontre toutefois que l’objectif retenu dans la PPE ne sera atteignable qu’avec un recours au soutien public encore nécessaire pendant quelques années, malgré la compétitivité croissante de la filière.

Pour ce qui est de la chaleur solaire, son rebond dépendra en grande partie de la stratégie bas carbone mise en oeuvre pour abaisser les émissions de CO2 dans le parc bâti, de l’émergence d’offres intégrées de service énergétique incluant du solaire, ainsi que d’une prise en compte plus favorable dans la réglementation énergétique dans le neuf. A l’horizon 2020 dans le sud de la France, sur le segment de la rénovation des bâtiments collectifs existants, la calorie solaire pourrait également devenir compétitive par les effets conjugués de volume de marché et de spécialisation du réseau d’installateurs.

Les installations de grandes surfaces sur réseaux de chaleur ou en milieu industriel n’ont pas été étudiées dans le cadre de l’étude mais offrent les perspectives de coût de production les plus compétitifs.

Dans l’hypothèse de dépasser de 10% l’objectif haut de la PPE pour l‘électricité solaire (22 GW au lieu de 20,2 GW) et d’atteindre l’objectif médian pour la chaleur solaire (entre 270 et 400 ktep), la filière solaire française pourrait créer plus de 25000 emplois d’ici à 2023, avec un développement principalement porté par la compétitivité de l’énergie solaire et une appropriation de plus en plus forte par les territoires.

« L’étude démontre que la filière solaire française devrait atteindre dans les 5 prochaines années un seuil de compétitivité qui ouvre la perspective de nouveaux modèles de production décentralisée. Si l’énergie solaire peut créer 25000 emplois, ce potentiel pourrait être décuplé, en misant sur le stockage et la flexibilité. L’électricité solaire est au coeur d’un écosystème technologique et industriel innovant à l’échelle mondiale, dont la France doit pleinement tirer parti », déclare Daniel Bour, président d’Enerplan.

*Le consortium s’était fixé pour objectif d’étudier les coûts et bénéfices actuels de la filière solaire française et de réaliser une projection réaliste des retombées socio-économiques (emplois, émissions évitées, fiscalité) jusqu’à l’horizon retenu par la PPE (2023). L’étude met aussi en avant la compétitivité des solutions solaires, notamment dans un contexte de tarification plus forte du carbone émis, notamment dans le cadre de modèles d’autoconsommation.

Pour consulter l’étude, cliquer ici

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