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Londres veut freiner massivement le déploiement du solaire

Au Royaume-Uni, le ministère chargé de l’énergie, DECC (département de l’énergie et du changement de climat), vient de publier ses propositions pour les futures aides au développement des énergies renouvelables. Ses projets s’apparentent à un massacre pour l’industrie du photovoltaïque, avec une réduction des tarifs d’achat de 30 à 80% selon les catégories d’installations PV, soit en-dessous de la viabilité économique, au 1er janvier prochain. Autant les acteurs industriels que les collectivités locales se mobilisent maintenant en vue de la consultation annoncée par Londres.

DECC-270815Pour les professionnels, la rentabilité est encore garantie jusqu’au 31 décembre prochain par les tarifs d’achat actuels pour certains types d’installations, avec par exemple 12,47 p/kWh (plus de 17,1 c€/kWh) pour les générateurs jusqu’à 4 kW. Mais il n’en va déjà plus de même pour les centrales PV au sol ou les grandes installations PV en toiture. Si Londres passe en force, les exploitants de petits systèmes jusqu’à 10 kW ne recevraient plus que 1,63 p/kWh (2,2 c€/kWh) à partir de janvier 2016, ce qui semble encore être une incitation à l’autoconsommation. Mais le tarif d’achat tomberait à 1,03 p/kWh (soit 1,42 c€/kWh) contre un peu plus de 8 c€/kWh aujourd’hui pour les grandes centrales PV de 250 kW à 1 MW. De fait, le déploiement PV s’arrêterait quasiment au début de l’an prochain, mais non sans avoir suscité encore un regain d’installations d’ici la fin de l’année.

Pour le ministère, le constat est simple : les tarifs d’achat s’inscrivaient dans la stratégie bas carbone du gouvernement. Le développement des énergies renouvelables a toutefois largement dépassé les attentes, et les objectifs fixés en 2012 pour 2020/21 seront clairement atteints fin 2015 ou en 2016 pour le solaire. Le coût imposé aux contribuables pour la production d’EnR bas carbone via leur facture d’électricité dépasserait en outre la barrière de l’acceptabilité fixée au sein du gouvernement. Enfin, le mécanisme d’aides financières doit tenir compte des baisses des coûts technologiques et des taux de retour sur investissements particulièrement significatifs dans le solaire photovoltaïque.

En juillet 2015, le Royaume-Uni a vu son parc photovoltaïque augmenter de 49 MW pour atteindre une puissance totale de 7872 MW répartis sur 738925 sites, à comparer aux 123 MW de juin 2015 et aux 142 MW de juillet 2014. Quelque 2578 MW ont été installés outre-Manche depuis le début de l’année.

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