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Le marché français du solaire thermique a encore chuté de 4% l’an passé

Après un important recul sur les dix dernières années, et surtout depuis 2013, le marché français du solaire thermique semble désormais se stabiliser. Selon les chiffres publiés par le syndicat professionnel Uniclima, le secteur du résidentiel collectif apparaît comme le principal marché porteur, avec une hausse de 3% en nombre d’unités installées l’an passé comparé à 2017.

Au global, le marché du solaire thermique est en retrait de 4% en 2018 par rapport à 2017, pour une surface totale de capteurs installés de 50000 m² en 2018 contre 51900 m² en 2017. La courbe s’infléchit donc, après des baisses annuelles de plus de 20% sur la période 2012-2016.

« Le marché semble avoir quasiment touché son point bas en 2016 », souligne François Frisquet, président d’Uniclima. « Alors que la RE2020 est en pleine discussion, nous souhaitons que le solaire thermique retrouve ses lettres de noblesse. La surface moyenne de capteurs par équipement individuel se stabilise pour les chauffe-eau solaires individuels (CESI) à 3,3 m² et pour les systèmes solaires combinés (SSC) à 13 m². Ces solutions techniques sont tout à fait pertinentes surtout en termes de coûts d’entretien qui sont quasiment nuls. Pour 2019, nous entrevoyons des perspectives positives ».

Un marché sinistré

Les livraisons de CESI s’établissent à 4600 unités en 2018 contre 5500 unités en 2017, soit une baisse de 16% pour la 10ème année de baisse consécutive. Pour Uniclima, le CESI ne parvient donc pas à s’implanter dans la maison neuve où il est fortement concurrencé par le chauffe-eau thermodynamique (CET ou PAC/pompe à chaleur double service) mais aussi par le photovoltaïque au niveau de la surface occupée en toiture.

Concernant les SSC, le syndicat compte 340 unités livrées sur l’année 2018 contre 300 en 2017, soit une hausse de 13% après plusieurs années de baisse. Le segment reste toutefois un marché de niche, cet équipement trouvant difficilement sa place dans l’existant en France, alors qu’il représente plus de 50% du marché allemand*.

Avec 30000 m² de capteurs contre 29100 m² en 2017, soit une hausse de 3%, les livraisons de capteurs destinés aux immeubles d’habitation collectifs ou aux bâtiments tertiaires retrouvent toutefois le chemin de la croissance après 5 années consécutives en baisse. Ce segment représente désormais 60% du marché, et semble enfin se stabiliser. Dans le collectif neuf, la RT2012 autorise jusqu’à 57,5 kWh/m².an de consommation énergétique (contre 50 kWh/m².an pour l’individuel) et il n’y a pas d’exigence en termes de sources d’énergie renouvelable. Ces deux faits expliquent le faible recours au solaire thermique collectif.

Perspectives

Selon Interclima, il est difficile de prévoir quel traitement sera réservé à la chaleur renouvelable dans la future réglementation environnementale pour les bâtiments neufs (la RE2020). « Nous ne pouvons que craindre une forte concurrence sur la surface de toiture avec le photovoltaïque. Pour autant, le solaire thermique a toute sa place dans les bâtiments neufs », précise François Frisquet. « Nous rappelons au demeurant que les systèmes pour le solaire thermique installés sur l’Hexagone sont très majoritairement fabriqués en France, ce qui n’est pas le cas des cellules photovoltaïques. En rénovation, le coup de pouce chauffage et des aides cumulables pour les ménages modestes devraient aider le segment du SSC à se développer ».

*Selon les chiffres publiés par le syndicat professionnel BDH (Bundesverbands der Deutschen Heizungsindustrie), le marché allemand du solaire thermique a reculé de 8% l’an passé, à une surface de capteurs de 573500 m2.

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