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La CRE publie sa feuille de route sur le stockage de l’électricité

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie sa feuille de route pour mettre en place un cadre juridique, technique et économique permettant un développement du stockage de l’électricité, pérenne et cohérent avec le système énergétique français et les ambitions de la PPE en matière d’énergies renouvelables avec l’accélération de leur développement, notamment dans le photovoltaïque et l’éolien.

Le développement des EnR fera apparaitre des besoins supplémentaires de flexibilité sur les réseaux. Le stockage est le complément naturel des renouvelables et doit pouvoir se développer en France sans rencontrer de frein réglementaire ou tarifaire injustifié, estime la CRE. Suite à un appel à contributions lancé au premier trimestre 2019, elle a défini un programme de travail, adresse des demandes aux gestionnaires de réseaux et formule des recommandations aux pouvoirs publics pour les actions de leur ressort.

Le stockage d’électricité par batteries est un enjeu majeur de la transition énergétique, écrit la CRE. Du fait des spécificités actuelles du système électrique en France métropolitaine, son développement  y est encore limité : seuls 7 MW sont actuellement raccordés et environ 100 MW sont en file d’attente. Dans les ZNI, les batteries répondent déjà aux besoins de flexibilité des réseaux locaux avec 50 MW de capacité attribuée.

La CRE souligne que le stockage par batteries est une technologie mature utilisée à grande échelle pour la fourniture de réserve primaire en Europe et dans le monde, et qu’il serait indispensable de sortir rapidement du mode expérimental existant aujourd’hui en France.

La CRE estime que des approfondissements sont nécessaires afin d’évaluer l’opportunité de créer un statut ad hoc d’opérateur de stockage. Dans ce cadre, il conviendra notamment de mener une réflexion sur le niveau de norme adéquat et le degré de précision du cadre normatif envisagé. Ces travaux devront être menés en parallèle de l’exercice de transposition de la directive (UE) 2019/9444 (ci-après « la Directive »). Cette question dépassant les seules compétences de la CRE, la CRE recommande qu’elle soit traitée dans le cadre du groupe de travail ad hoc, copiloté avec la Direction Générale de l’Energie et du Climat.

La CRE demande aux gestionnaires de réseaux d’accélérer les travaux de concertation sur ce sujet et d’adapter leurs procédures de traitement des demandes de raccordement pour les installations qui injectent et qui soutirent avant la fin de l’année 2019. Elle leur demande aussi de prendre en compte les spécificités du stockage dans les études de raccordement, notamment son caractère pilotable et contra-cyclique. Ce travail doit être mené en même temps que l’adaptation des procédures de raccordement, avant la fin de l’année 2019. Les procédures de raccordement devront prévoir une procédure adaptée aux cas spécifiques de raccordement d’installations ayant la capacité de soutirer et d’injecter de l’énergie. Ces installations ne doivent pas être soumises à deux procédures de traitement des demandes de raccordement correspondant à celle en injection et celle en soutirage.

Pour plus d’informations, cliquer ici

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