CMV investit 5 M€ en Vendée pour automatiser la fabrication de charpentes métalliques pour ombrières PV
Le 26 mars, le groupe Ponticelli a inauguré CMV2, une usine d’ombrières photovoltaïques portée par sa filiale CMV basée en Vendée. Cette usine de fabrication de charpentes métalliques a concentré son activité dans le domaine des ombrières pour parkings. Parallèlement, Enersteel, autre filiale EnR du groupe Ponticelli, a dévoilé Hydrasteel, une nouvelle approche du solaire flottant.
Acteur des services à l’industrie, le groupe Ponticelli accompagne les industriels dans les secteurs de l’énergie, de la pharmacie, de l’eau, de l’alimentation et de la défense et mobilise ses expertises en ingénierie, construction et maintenance depuis sa création en 1921. Groupe familial, indépendant et français, Ponticelli réalise 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires, emploie 6000 collaborateurs et est présent dans plus de 20 pays.
Ponticelli dispose d’un pôle dédié aux énergies renouvelables, structuré autour quatre filiales : CMV (fabrication de charpentes métalliques pour les ombrières photovoltaïques), Enersteel (fourniture « clef en main » d’ombrières photovoltaïques), GenSun (fourniture de centrales photovoltaïques « clef en main ») et Latitude Solaire (producteur d’électricité solaire). En progression, ce pôle représente aujourd’hui 10% du chiffre d’affaires du groupe.
Basée en Vendée, CMV est une entreprise historique de fabrication de charpentes métalliques. Achetée en 2018 par Ponticelli, CMV est alors recentrée sur la production de charpentes destinées à supporter des panneaux photovoltaïques (ombrières) avec Enersteel, sa société sœur, comme client principal.
CMV s’inscrit comme un acteur de la filière solaire française, spécialisé dans le domaine des ombrières photovoltaïques pour parkings, marché dynamisé par la récente loi APER. Pour répondre à la croissance du marché, Ponticelli a réalisé un investissement de 5 M€ pour créer le nouvel atelier CMV2 destiné à doubler la capacité de production actuelle, avec une projection de 4500 tonnes d’acier transformées en 2030 contre 2300 tonnes en 2025. Mis en service le 1er septembre 2025, ce nouvel atelier doit permettre d’améliorer la productivité et réduire les délais, de relocaliser des savoir-faire industriels en France et de participer à la sécurisation de la filière solaire nationale, dans un marché très dépendant des importations.
L’atelier CMV2, qui fabrique principalement ombrières de parking, dispose d’une forte automatisation (soudage semi-automatique, découpe de tôles et usinage de profils acier entièrement automatisé) et d’une centrale photovoltaïque en toiture pour une usine partiellement autonome en énergie. CMV dispose ainsi actuellement de 6000 m² d’atelier (atelier historique CMV1 : 2600m², nouvel atelier CMV2 3400 m²) sur 22000 m² de terrain.
« Cette usine symbolise notre engagement citoyen : produire en France, pour soutenir la transition énergétique nationale tout en préservant nos savoir-faire techniques », déclare Thierry Le Gangneux, président du groupe Ponticelli Frères.

Enersteel dévoile une nouvelle approche du solaire flottant en France
Parallèlement, Enersteel, autre filiale EnR du groupe Ponticelli, a dévoilé Hydrasteel, une nouvelle solution de solaire flottant conçue pour répondre aux enjeux opérationnels et économiques du marché européen. Un premier prototype d’îlot a été présenté sur un bassin d’essai de 80 m² spécialement aménagé pour l’occasion, au cours de la visite inaugurale de l’usine de production d’ombrières photovoltaïques CMV2, ce jeudi 26 mars.
Longtemps en retrait, la France amorce aujourd’hui son rattrapage sur le segment du solaire flottant, avec une vingtaine de centrales en exploitation à ce jour. À l’échelle mondiale, la technologie totalise désormais près de 3 GWc installés, principalement en Asie. Initialement développée il y a près de 25 ans par l’entreprise française Ciel & Terre, elle s’impose aujourd’hui comme une alternative crédible aux installations photovoltaïques au sol.
Le solaire flottant présente plusieurs atouts en matière d’intégration territoriale. Il permet notamment de valoriser des plans d’eau dégradés ou inexploités (anciennes carrières, sites industriels), tout en offrant des bénéfices fonctionnels : réduction de l’évaporation sur les retenues d’irrigation, ou encore complémentarité avec les barrages hydroélectriques, en particulier en période d’étiage. Les études en cours tendent par ailleurs à montrer que l’impact sur la biodiversité est maîtrisé, voire potentiellement positif.
Un positionnement intermédiaire face aux solutions existantes
Selon Enersteel, le marché européen est aujourd’hui dominé par deux approches : des solutions économiques mais peu adaptées aux opérations de maintenance, et des systèmes robustes mais coûteux. Hydrasteel se positionne entre ces deux extrêmes, avec l’ambition de proposer un compromis optimisé entre durabilité, accessibilité et maîtrise des coûts.
S’appuyant sur son expertise dans le solaire et la construction acier, ainsi que sur le savoir-faire offshore du groupe Ponticelli, Enersteel entend déployer cette solution d’abord sur le marché français, avant une extension à l’échelle européenne.
Le projet Hydrasteel est issu d’une phase approfondie d’analyse menée entre 2023 et 2024, combinant retours d’expérience, benchmarks et consultations d’acteurs du secteur. Sur cette base, une équipe R&D dédiée travaille depuis janvier 2025 au développement du produit. Une première centrale devrait être mise en production dans le courant de l’année, pour une commercialisation prévue en 2027.
La solution Hydrasteel se distingue par plusieurs caractéristiques : un design optimisé pour maximiser la productivité tout en facilitant les opérations d’exploitation et de maintenance ; une conception robuste intégrant une résistance accrue aux agressions extérieures, notamment animales ; une architecture bi-matériaux visant à limiter la propagation des incendies et à réduire le nombre de points d’ancrage.
















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