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Boralex démarre le 15 avril la construction du parc solaire flottant de Peyrolles-en-Provence

Boralex démarre le 15 avril la construction du parc solaire flottant de Peyrolles-en-Provence

C’est un chantier singulier qui débutera le 15 avril, à Peyrolles-en-Provence (Bouches-du-Rhône), au terme de 7 mois de conception, au cours desquels les équipes de Boralex ont préparé et planifié chacune des étapes de construction de la future centrale solaire flottante.

Celle-ci, composée de plus de 43 000 panneaux photovoltaïques, associés à des flotteurs pour former un seul îlot, sera située sur l’étang des Chapeliers, une ancienne gravière en reconversion. Installée sur une structure flottante d’une emprise totale de 12,6 hectares, cette vaste centrale sera dotée d’une puissance de 14,7 MWc et permettra de couvrir les besoins en électricité d’environ 6400 foyers (hors chauffage), dès sa mise en service, attendue pour décembre 2021.

L’aire de montage, implantée sur la berge, sur une surface relativement restreinte, constitue le cœur du chantier pendant les mois d’avril et de mai : les berges sont aménagées, avec construction d’une pente douce pour la mise à l’eau des flotteurs. A partir de juin, une fois les travaux de terrassement achevés, une équipe de plus de 30 personnes sera chargée d’assembler la structure d’accueil des panneaux en emboitant les flotteurs les uns après les autres.

« Le montage d’un parc flottant est en grande partie réalisé au sol. A Peyrolles, nous assemblerons les panneaux à la manière d’un puzzle pour constituer un ensemble mono-îlot d’un seul tenant. L’îlot sera constitué de 96 unités flottantes qui seront assemblées sur la berge puis glissées à la surface de l’eau les unes après les autres. Ce faisant, elles formeront la structure finale », explique Alexis Glandières, responsable construction chez Boralex. Les 254 corps morts utilisés pour l’ancrage au fond de l’eau seront également construits à terre.

Une équipe spécialisée d’hommes-grenouilles interviendra, dès les premières semaines du chantier et pour une durée d’1 mois et demi, pour la pose des ancrages au fond du plan d’eau. La structure flottante de 12 hectares sera ensuite installée ligne par ligne et amarrée avec un bateau, avant d’être fixée au fond de l’eau au moyen des 254 ancrages par “corps mort” reliés par des câbles flottant tout autour de la centrale. Ils permettront d’assurer la stabilité de la plateforme après son assemblage.

Peyrolles-en-Provence est le 1er projet de parc solaire flottant de Boralex et, à ce titre, un chantier-pilote pour l’entreprise qui fait du solaire un des points majeurs de sa planification stratégique à horizon 2023.

L’important travail d’ingénierie réalisé en amont de la construction vise à mettre en place une solution durable et facile à exploiter au quotidien, pleinement intégrée dans son environnement naturel. Dans son ensemble, au-delà du choix d’une structure assemblée en un seul bloc, ce chantier solaire flottant implique des technologies spécifiques :

  • Les flotteurs sont habituellement utilisés pour la mise en place de pontons provisoires dans les ports. Avec une capacité d’absorption de 350 kg par m2, ils offrent une stabilité maximale pour les structures qui vont supporter les panneaux photovoltaïques. Une première en France pour cette technologie qui n’a, à ce jour, jamais été mise en œuvre dans la construction d’une centrale photovoltaïque flottante de cette envergure.
  • Du fait des conditions environnementales et de la morphologie du site, l’ancrage est prévu pour absorber des variations de niveau d’eau jusqu’à 5 mètres et résister à des vents allant jusqu’à 200 km/h.

Avec cette installation innovante, Boralex entend démontrer le rendement énergétique particulièrement intéressant d’une solution flottante, par rapport à des structures au sol. Des capteurs de mesure de la température de l’eau et de l’air permettront de connaître le rendement des panneaux. « L’eau permet de refroidir les panneaux et d’améliorer de 10 à 15% le rendement par rapport à des panneaux solaires classiques qui, au sol, produisent moins, du fait de la chaleur », explique Alexis Glandières. Ce résultat s’explique par le refroidissement naturel des panneaux solaires qui augmente leur rendement sur le long terme.

Sur le plan technique, une surface aquatique permet d’avoir une inclinaison plus faible qu’une surface terrestre. Ainsi l’installation d’un nombre de panneaux plus important (et mieux calibré à la superficie de la surface) est favorisée. In fine, cela se traduit par une puissance accrue.

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