Sélectionner une page

Les investissements mondiaux dans le solaire ont bondi de 49% en 2024

Les investissements mondiaux dans le solaire ont bondi de 49% en 2024

Selon un nouveau rapport publié par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), les investissements mondiaux dans le solaire photovoltaïque ont atteint un record de 554 milliards dollars en 2024, soit une hausse de 49%.

Globalement, les investissements mondiaux consacrés à la transition énergétique ont atteint un nouveau record de 2,4 milliards de dollars en 2024, soit une hausse de 20% par rapport à la moyenne annuelle de 2022/23. Environ un tiers de ces investissements a été dirigé vers les technologies d’énergie renouvelable, portant les investissements dans les énergies renouvelables à 807 milliards de dollars.

Cependant, malgré ce niveau historique, la croissance annuelle des investissements dans les énergies renouvelables a considérablement ralenti : +7,3% en 2024, contre +32% l’année précédente, selon le rapport de l’IRENA.

Le rapport intitulé Global Landscape of Energy Transition Finance 2025 (Panorama mondial du financement de la transition énergétique 2025) a été publié à la veille de la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP30) à Belém, au Brésil. Il vise à éclairer les discussions internationales sur les financements et à soutenir les délégations en analysant les investissements dans les technologies d’énergie renouvelable, ainsi que les tendances régionales et les sources et instruments de financement.

Principales conclusions du Panorama :

  • 96% des investissements dans les énergies renouvelables ont été dirigés vers le secteur de l’électricité, confirmant ainsi une tendance de long terme.
  • Les investissements mondiaux dans le solaire photovoltaïque ont atteint un record de 554 milliards dollars en 2024, soit une hausse de 49%.
  • Les investissements combinés dans les énergies renouvelables, les réseaux électriques et le stockage par batteries ont dépassé les investissements dans les combustibles fossiles en 2024, bien que les dépenses fossiles soient malgré tout de nouveau en hausse.
  • Les financements dans la transition énergétique ont augmenté à l’échelle mondiale, mais 90% restent concentrés dans les économies avancées et en Chine, laissant les pays émergents et en développement à la traîne.

Le nouveau rapport de l’IRENA met également en évidence que les investissements dans les chaînes d’approvisionnement et la fabrication des technologies de transition énergétique reste essentiels, mais très concentrés. La Chine représente 80% des investissements mondiaux dans les usines de fabrication de technologies solaires, éoliennes, de batteries et d’hydrogène entre 2018 et 2024. Cependant, une dynamique positive émerge : de nouvelles usines apparaissent en dehors des économies avancées et de la Chine, ce qui renforce la sécurité énergétique et apporte des bénéfices socio-économiques à d’autres économies en développement.

Globalement, les investissements dans les usines de production d’équipements solaires, éoliens et d’hydrogène ont diminué de 21%, pour atteindre 102 milliards de dollars en 2024, en raison notamment d’une forte baisse des financements des fournisseurs dans le solaire photovoltaïque. A l’inverse, les investissements dans les usines de batteries ont presque doublé, atteignant 74 milliards de dollars, reflétant la demande croissante de stockage pour les réseaux électriques, les véhicules électriques et les centres de données.

« Les investissements dans la transition énergétique continuent d’augmenter, mais pas au rythme nécessaire pour atteindre l’objectif mondial de tripler la capacité d’énergie renouvelable d’ici 2030. Les financements des énergies renouvelables progressent, mais restent fortement concentrés dans les économies les plus avancées. Alors que les pays se réunissent à la COP30, il est essentiel d’augmenter les financements en faveur des pays émergents et en développement afin d’assurer une transition véritablement inclusive et globale », insiste Francesco La Camera, directeur général de l’IRENA.

À l’échelle mondiale, près de la moitié de l’investissement total en 2024 a été fourni sous forme de dette, majoritairement à des taux du marché. Le reste provient de fonds propres. Les subventions représentent moins de 1% des financements. Cette pénurie de capitaux à impact – dette concessionnelle, dons – fait peser un risque d’aggravation des dettes publiques.

« L’IRENA plaide depuis longtemps pour une utilisation plus stratégique des financements publics afin de mobiliser les investissements privés grâce à des outils d’atténuation des risques. Mais la forte dépendance à l’égard des capitaux à but lucratif pénalise les pays en développement. Lorsque les financements privés ne suivent pas, le secteur public doit prendre le relais », ajoute Francesco La Camera.

Lire le rapport « Panorama mondial du financement de la transition énergétique 2025 »

L’IRENA est l’agence intergouvernementale cheffe de file pour la transition énergétique basée sur les énergies renouvelables, en vue d’un changement systémique dans tous les secteurs de l’énergie. Agence mondiale de l’énergie composée de 171 membres et de 14 autres pays en voie d’adhésion, l’IRENA fournit des connaissances, une assistance technique et facilite les projets et les investissements.

ALLEZ A L'ESSENTIEL !

Recevez notre newsletter par email  

You have Successfully Subscribed!

Pin It on Pinterest

Share This