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Amarenco engage le repowering de l’une des plus grandes infrastructures de stockage d’énergie d’Europe

Amarenco engage le repowering de l’une des plus grandes infrastructures de stockage d’énergie d’Europe

Amarenco franchit une nouvelle étape dans le développement du stockage d’énergie en France avec le repowering (augmentation de la capacité de stockage en MWh) de son actif Claudia, situé à Saucats en Gironde. Le repowering de Claudia, qui s’accompagne d’un refinancement du projet de 65 millions d’euros, permet de faire évoluer l’actif d’une configuration de 105 MW / 100 MWh (1h) vers 94 MW / 188 MWh (2h), doublant ainsi sa durée de stockage.

Initialement conçu en 2024 comme un projet de stockage d’énergie par batteries (BESS) d’une heure (date de raccordement de l’actif 1h) dans le cadre de l’appel d’offres AOLT de RTE et des services système de réserve primaire, Claudia évolue vers une capacité énergétique de deux heures. Cette transformation stratégique vise à mieux répondre aux besoins actuels et futurs du système électrique français et européen, marqués par la montée en puissance des énergies renouvelables et la nécessité accrue de flexibilité du réseau.

Cette évolution renforce significativement la capacité du site à fournir des services essentiels au réseau électrique : stabilisation de la fréquence, gestion des déséquilibres, valorisation des variations intra-journalières et accompagnement de l’intégration massive des énergies renouvelables. Avec une durée de stockage désormais alignée sur les nouveaux standards européens – généralement compris entre deux et quatre heures – Claudia 2h gagne en flexibilité et en pertinence économique, tout en prolongeant la durée de vie de l’actif d’environ quinze ans grâce à la réutilisation des infrastructures existantes.

Le projet Claudia 2h se distingue par l’intégration simultanée de deux technologies de batteries lithium-ion : NMC (Nickel Manganèse Cobalt) et LFP (Lithium Fer Phosphate). Ces technologies sont déployées sur des containers distincts et indépendants, disposant de réseaux électriques séparées, afin de maximiser la résilience, la sécurité et l’optionalité d’exploitation.

Le recours renforcé à la technologie LFP, reconnue pour son niveau de sécurité élevé et certifiée selon le standard UL 9540A, s’inscrit dans une exigence accrue de sûreté industrielle. À terme, le site comptera environ 80 conteneurs de batteries.

Avec Claudia 2h, Amarenco renforce la contribution de ses actifs à la stabilité et à la résilience du réseau électrique français. Le repowering permettra notamment de soutenir le déploiement de nouveaux services système avancés, tels que les fonctions de grid forming, essentielles à la reconstitution du réseau en cas d’incident majeur.

Dans un contexte de volatilité accrue des prix de l’électricité et de transformation rapide des marchés, la valeur du projet Claudia repose sur la flexibilité des actifs de stockage, la complémentarité entre batteries et énergies renouvelables, ainsi que sur des partenariats avec des opérateurs, contractants EPC/O&M, offtakers et acteurs financiers.

Les travaux de repowering ont débuté en juillet 2025. Les premières livraisons de conteneurs sont prévues au printemps 2026, suivies des phases d’installation, de raccordement, puis de tests et de certification jusqu’à l’automne 2026. La mise en service commerciale est attendue en février 2027.

« Au-delà de sa contribution directe à la flexibilité et la résilience du système électrique français, Claudia est une brique stratégique pour notre développement en Europe. Il nous permet de capitaliser sur des savoir-faire concrets en matière de conception, développement, raccordement, construction et exploitation. La France est devenue le centre d’excellence et d’innovation de notre activité stockage en pleine expansion dans toutes nos géographies où les besoins en flexibilité du réseau deviennent critiques », souligne Xavier Messing, directeur du développement d’Amarenco

Le repowering s’accompagne d’un refinancement du projet de 65 millions d’euros, illustrant la maturité atteinte par l’actif Claudia. La dette est désormais portée par Société Générale et Rabobank, en tant que « mandated lead arranger », prêteur et LC Bank, Société Générale assurant également les fonctions d’agent et de teneur de compte, tandis que la Caisse des Dépôts et Consignations entre au capital du projet à hauteur de 49%, aux côtés d’Amarenco qui conserve 51%. Le projet bénéficie d’un cadre d’exploitation de long terme offrant à Amarenco une forte visibilité sur ses revenus futurs, au travers d’un contrat de tolling fourni par ENGIE. Cette structuration renforce la solidité financière de l’actif et confirme la pertinence économique des infrastructures de stockage de grande taille.

« Après avoir été pionnier en France, dès 2021, dans le développement du plus grand actif de stockage en France, nous sommes extrêmement ravis de maintenant réaliser un des plus grands repowering d’Europe afin de fournir les services essentiels au réseau. Cela constitue une étape importante dans notre feuille de route 2030 qui repose sur l’exécution de notre portefeuille de projets en s’appuyant à la fois sur des partenariats structurants et sur des appels d’offres réguliers. Cette approche couvrira l’ensemble des parties prenantes clés de l’exécution — financeurs, fabricants de solutions de stockage, contractants généraux, agrégateurs et acquéreurs de projets — dans un contexte de marché européen de l’énergie en forte mutation et d’innovations technologiques continues dans le stockage », explique rédéric Maenhaut, directeur général du groupe Amarenco.

Amarenco, créé en 2013, est un producteur d’énergie indépendant actif dans le développement et l’exploitation d’infrastructures solaires photovoltaïques et de stockage à grande échelle et principalement en Europe (France, Irlande, Espagne, Portugal, Autriche) et a déjà mené plus de 2000 projets. Amarenco s’engage dans un modèle économique dit « régénératif » en mettant en place des programmes de régénération des sols sur lesquels sont déployées ses centrales photovoltaïques. Ces programmes visent à restaurer la capacité du sol à absorber les émissions de carbone, à favoriser la biodiversité et la rétention d’eau. L’entreprise contribue ainsi à l’objectif de « 4 pour 1000 », initié en même temps que l’accord de Paris sur le climat en décembre 2015. La société, qui a levé près de 500 millions d’euros auprès d’investisseurs depuis 2020, investit chaque année plus d’1/2 milliard d’euros et emploie aujourd’hui plus de 200 personnes dans le monde. En 2024, Amarenco a atteint les 650 MW de capacité d’énergie solaire installée.

 

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