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L’Afghanistan : 1,5 à 3 GW de potentiel solaire d’ici 2032 ?

Parmi les pays émergents à fort potentiel solaire figure sans aucun doute l’Afghanistan, estime une étude* réalisée par Eclareon, le syndicat professionnel allemand BSW-Solar et l’union afghane pour les énergies renouvelables (AREU, ou Afghanistan Renewable Energy Union). Les estimations à l’horizon 2032 vont de 1,5 GW, conformément aux projets actuels du gouvernement afghan, à 3 GW si l’on en croit les analyses prospectives de l’AREU, voire largement au-delà. Modernisation du secteur de l’énergie oblige, l’enjeu consiste aussi à faire appel à des investisseurs internationaux.

Le réseau électrique est aujourd’hui essentiellement alimenté en électricité par des pays voisins tels que l’Ouzbékistan et l’Iran. Mais une grande partie de la population afghane n’a pas accès au réseau, notamment dans les régions rurales. Pour y remédier, le gouvernement s’est fixé pour objectif d’augmenter la capacité de production nationale d’électricité avec la mise en place de 5000 MW de sources renouvelables d’ici 2032 (ce qui représenterait 95% des besoins estimés à cette échéance). La part du solaire photovoltaïque devrait s’établir à 1500 MW. Mais, pour l’AREU, le solaire pourrait répondre à plus de 30% des besoins d’électricité, avec une capacité de 3000 MW. De fait, le rayonnement solaire est capable de fournir 4,5 à 7 kWh/m²/jour, avec environ 300 jours d’ensoleillement annuel. Cette étude vise aussi à démontrer que le secteur de l’énergie du pays peut miser sur le solaire pour répondre rapidement à une grande partie des besoins, ce qui serait aussi un facteur de stabilité (toutes proportions gardées quand à l’aspect sécurité).

En Afghanistan, le parc photovoltaïque s’établit actuellement à seulement 1,8 MW. Divers modèles économiques pour encourager le déploiement PV sont à l’étude (création de sociétés indépendantes de production d’énergie renouvelable, contrats d’achat de gré à gré pour de grandes centrales solaires, facturation nette pour les générateurs en toiture). Selon le ministère en charge de l’énergie et de l’eau (MEW), les énergies renouvelables ne représentent aujourd’hui qu’un volume de 55 MW dans le pays, toutes technologies confondues, alors que le potentiel s’établirait à 300 GW, dont 22 GW pour le solaire. Un appel d’offres pour un volume de 100 MW a été lancé, dont 65 MW pour le PV.

Parmi les sites solaires existants figurent notamment des systèmes off-grid pour l’essentiel financé par des investisseurs étrangers. Quelques exemples : 100 kW à Syed Karam, financé par l’armée américaine en 2010 ; 244 kW à Chal financé par l’Allemagne ; 1 MW à Bamyan financé par la Nouvelle-Zélande). Plusieurs projets PV sont par ailleurs actuellement en construction, par exemple une centrale de 10 MW avec contrat d’achat à Kandahar ou encore un site hybride de 2 MW (1,7 MW de solaire + 300 kW d’éolien) à Herat. Une centrale au sol de 35 MW est à l’étude dans la province de Nangarhar pour alimenter une zone mixte, industrielle et résidentielle.

Pour télécharger l’étude, cliquer ici

L’étude réalisée pour la GIZ (société allemande pour la coopération internationale), sur commande du ministère allemand pour les coopérations économiques et la solidarité, sera par ailleurs officiellement présentée lors d’un atelier dédié organisé le 26 septembre prochain dans le cadre de la manifestation Intersolar Middle East à Dubai.

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